Top Marques Monaco 2026 : Le son de l’histoire


Issue d’une dynastie néerlandaise de fondeurs de cloches vieille de 230 ans et désormais au sommet de la haute horlogerie, la marque Van Bergen 1795 dévoile sa collection révolutionnaire « Heero » au salon Top Marques Monaco, sous le haut patronage de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco.

Au cimetière national d’Arlington se trouve une cloche dont la sonorité a été façonnée par des mains néerlandaises. Fondée à Heiligerlee, dans les vastes plaines de Groningue, elle fut offerte par la reine Juliana des Pays-Bas au président Truman en 1952 — un geste souverain porté par six générations de maîtrise acoustique. Pendant deux siècles, la famille Van Bergen a façonné le bronze pour en faire résonner la sonorité depuis les clochers des cathédrales sur quatre continents. Ce même savoir-faire, cette même obsession de la précision tonale, trouvent aujourd’hui leur expression ultime dans un instrument tout à fait différent. Cette fois-ci, au poignet.

Une dynastie forgée dans le bronze

L’histoire de Van Bergen 1795 remonte à un simple acte de savoir-faire artisanal. En 1795, Andries Heeres Ier refondit la cloche de l’église de Midwolda, un petit village du nord-est des Pays-Bas. Ce n’était pas une commande prestigieuse ; c’était un début. De cette première coulée est née une dynastie qui, au fil de six générations et de plus de deux siècles, allait fournir des cloches à des cathédrales, des palais et des institutions à travers l’Europe et l’Amérique. Lors des Expositions universelles de Vienne, Londres, Philadelphie, Paris, Amsterdam et Anvers, Van Bergen remporta médaille après médaille, établissant une norme de précision sonore qui fit de son nom un synonyme de l’art du carillon.

La commande de la commission Rockefeller de 1955 reste le chapitre le plus célèbre : 58 cloches pour la Riverside Church de New York, formant ainsi le plus grand carillon du monde. Cette commande avait été confiée à des artisans dont la compréhension de la résonance harmonique s’était affinée au fil de générations passées à écouter, à accorder et à couler des cloches. Pas de la théorie. Un héritage.

Puis, en avril 1980, Van Bergen a coulé sa dernière cloche. Ce n’était pas une fin, mais une transformation. La famille a continué à préserver avec soin ce patrimoine et cet héritage acoustique. Le savoir n’a pas disparu. Il attendait la question qui le méritait.

De la fonderie à l’atelier

L’idée de transposer l’héritage acoustique de Van Bergen dans l’horlogerie n’est pas née d’un plan d’affaires, mais d’une question : quelle complication serait à la hauteur de cet héritage ? La réponse s’est imposée avec la même logique qui avait toujours guidé le savoir-faire de la fonderie. Pas la décoration. Le son.

Le baron Dr h.c. R.A.U. Juchter van Bergen Quast, descendant direct de la dynastie fondatrice depuis sept générations et président de Van Bergen 1795, s’est associé à Erik Meijer, PDG, percussionniste de formation classique issu des conservatoires de Rotterdam et de La Haye, et fort de plus de deux décennies d’expérience dans l’horlogerie de luxe. Ensemble, ils ont relevé ce défi en s’inspirant du même principe qui a guidé la fabrication de chaque cloche jamais coulée sous le nom de Van Bergen : l’intention sonore doit précéder l’exécution mécanique, et jamais l’inverse.

Le maître horloger Daniel van Ree, directeur technique et spécialiste des complications rares et exclusives, est venu compléter l’équipe fondatrice. Le défi technique qu’ils se sont lancé était sans précédent dans l’horlogerie moderne. Le gong, détenteur du record du monde, trône à l’arrière de la montre, occupant un espace architectural qui lui est propre. Le mécanisme de sonnerie occupe la couche située directement derrière le cadran. Entre les deux, sans la moindre marge de manœuvre, devait s’insérer l’intégralité du calibre de chronométrage : un mouvement de manufacture complet, à remontage et régulation, compressé dans un espace de seulement 2,5 millimètres. Pas un mouvement conçu pour accueillir un gong. Un mouvement qui mérite sa place entre deux absolus acoustiques. Van Bergen n’a pas construit une montre pour y ajouter du son. Ils ont créé le son et trouvé le battement de cœur le plus fin possible pour le faire résonner. Comme cela a toujours été le cas, la voix est venue en premier.

« Un Van Bergen sans son serait un Van Bergen sans âme. Nos fondateurs ont transformé le bronze en musique ; nous transformons les mouvements en mélodie. » Erik Meijer, PDG – Van Bergen 1795

La collection Heero : une complication remarquable issue d’un savoir-faire ancestral en matière de fabrication de cloches

Le résultat : la collection Heero, une première édition limitée à 230 exemplaires numérotés, un pour chaque année de l’histoire de la famille Van Bergen. Ce nom rend hommage à Heero Andries van Bergen, ancêtre de la dynastie au XVIIIe siècle, dont les grilles mathématiques destinées à la construction navale, associées aux calculs de son fils en matière de fonte de cloches, ont inspiré le motif en damier caractéristique du cadran de la montre.  

La Heero est dotée d’une sonnerie au passage d’une demi-heure, une complication remarquable qui sonne automatiquement toutes les demi-heures, sans intervention de la part de celui qui la porte. Il s’agit d’une rareté horlogère : une complication historiquement réservée à l’élite de l’horlogerie suisse, proposée ici au prix de 29 000 €, hors TVA.  

Le boîtier et le bracelet sont usinés dans du titane de grade 5 utilisé dans l’aérospatiale, d’un diamètre de 41 mm, étanches jusqu’à 30 mètres, et fonctionnant à une fréquence de 5 Hz (36 000 A/h). Le gong, détenteur du record du monde, est visible à travers le fond saphir. Le cadran est proposé en cinq variantes de couleur. Chaque pièce est numérotée individuellement et sera livrée avant le 31 décembre 2026.  

Monaco : le cadre idéal

Van Bergen aurait pu choisir Genève en 1795. Il aurait pu choisir Bâle. Il a choisi Monaco – et ce choix n’était pas stratégique. C’était inévitable.

La marque s’appuie sur six générations au service de la royauté européenne. La princesse Juliana avait assisté en 1933 à l’inauguration du premier carillon néerlandais accordé depuis deux siècles. Aujourd’hui, les cloches Van Bergen résonnent au cimetière national d’Arlington, en guise de cadeau souverain entre deux nations. Une marque dotée d’une telle histoire ne fait pas ses débuts dans un salon professionnel. Elle fait ses débuts sous le patronage royal.

La première mondiale aura lieu lors du salon Top Marques Monaco 2026, où S.A.S. le Prince Albert II de Monaco se verra remettre une montre sur mesure, conçue en exclusivité en étroite collaboration avec le Palais princier. Il s’agit d’une création unique destinée à un souverain en exercice, et d’un geste qu’aucune marque horlogère n’a jamais accompli dans l’histoire moderne à l’occasion de son lancement.

Cette première mondiale s’accompagne de l’édition spéciale Monaco : 59 exemplaires au total. Cinquante d’entre elles sont réalisées en titane Grade 5 au prix de 32 500 € HT ; neuf en or blanc 18 carats, au prix sur demande. Le cadran inspiré de la Monaco distingue cette édition de la Heero standard, tandis que l’architecture du mouvement – calibre de 2,5 mm, gong détenteur du record du monde, sonnerie des demi-heures à 5 Hz – reste identique. Deux éditions. Une seule âme.

Une conception sur mesure qui en fait un produit d’exception

Quinze pour cent de l’ensemble des recettes nettes générées par la collection « Monaco Edition » seront reversés à la Fondation Princesse Charlène de Monaco, une organisation qui œuvre à la construction d’un monde où les enfants de tous horizons peuvent s’épanouir dans un environnement sûr et apprendre à vivre ensemble. Van Bergen 1795 offre également à la Fondation une « Pièce Unique » – un garde-temps exceptionnel créé exclusivement pour l’occasion, qui sera mis aux enchères dans le courant de l’année 2026, l’intégralité des recettes étant directement reversée à la Fondation pour soutenir son action.  

Ce choix reflète la double nature de la marque : un engagement en faveur de la rareté et de l’excellence qui ne s’isole pas du monde dans lequel elle s’inscrit. C’est un principe en parfaite adéquation avec l’histoire de Van Bergen. La fonderie qui fournissait des cloches aux cathédrales et offrait des carillons à des nations avait compris que l’artisanat, dans sa plus haute expression, revêt une signification publique. Cette vision n’est pas restée confinée à Heiligerlee. Elle s’est inscrite dans chaque mouvement.

« À nous trois, nous réunissons tout ce dont Van Bergen a besoin : le nom, la vision et le savoir-faire. Nous n’avons pas créé cette marque. Nous avons hérité du droit de la faire perdurer. » Les fondateurs – Van Bergen 1795

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